Maison Départementale des Personnes Handicapées - Conseil Général de l'Yonne (89)

Fil d'Ariane

Vous êtes ici :

Accueil / Les prestations de la MDPH / Compensations Enfants / L'AEEH

Moteur de recherche

L'AEEH

L'AEEH (Allocation d'Éducation de l'Enfant Handicapé), ancienne AES (Allocation d'Éducation Spéciale) est une prestation familiale destinée à aider les parents qui assument la charge d'un enfant ou d'un adolescent handicapé sans qu'il soit tenu compte de leurs ressources.

Elle peut être combinée avec 6 compléments dès lors que la nature ou la gravité du handicap de l'enfant ou de l'adolescent requiert fréquemment l'aide d'une tierce personne ou nécessite des dépenses particulièrement coûteuses.

Un complément est attribué afin de participer aux frais liés au handicap et/ou une réduction du temps de travail d'un parent, afin de s'occuper de l'enfant. Ces 6 compléments sont donc accordés en fonction des dépenses liées au handicap et/ou à la réduction ou cessation d'activité professionnelle d'un ou des parents, ou encore au recours à une tierce personne rémunérée.

Pour être bénéficiaire de l'AEEH, il faut remplir trois conditions :

  • L'enfant handicapé doit résider en France de façon permanente,
  • L'enfant handicapé doit être âgé de moins de 20 ans,
  • L'enfant handicapé doit avoir un taux d'incapacité au moins égal à 80%, ou inférieur à 80% s'il fréquente un établissement d'enseignement adapté ou si son état nécessite le recours à un dispositif d'accompagnement ou à des soins dans le cadre de mesures préconisées par la CDAPH (Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées) donc, lors de l'instruction de la demande, déterminer le taux d'incapacité du jeune et les charges effectives pesant sur sa famille du fait de son handicap.

L'AEEH cesse d'être versée au vingtième anniversaire de l'enfant. Elle peut alors être relayée par l'AAH (Allocation aux Adultes Handicapés).

Une majoration peut être accordée au parent isolé bénéficiaire d'un complément à l'AEEH lorsque celle-ci est attribuée pour recours à une tierce personne.

L'AEEH n'est pas due pour les périodes où l'enfant est placé en internat avec prise en charge intégrale des frais de séjour par l'assurance maladie, l'État ou l'aide sociale (sauf pendant les périodes de retour au foyer familial) ou s'il est hospitalisé plus de deux mois (sauf décision de la CDAPH).

Depuis le 1er Avril 2008, il est également possible de formuler une demande de PCH (Prestation de Compensation du Handicap) sur l'ensemble des besoins de l'enfant handicapé.

Télécharger : AEEH / PCH comment choisir ? (56,70 kB)

 Il existe donc 6 compléments de l'AEEH :

  1. Enfant dont le handicap entraîne par sa nature ou sa gravité des dépenses supérieures ou égales à 223,44€
  2. Enfant dont le handicap contraint l'un des parents à réduire son temps de travail d'au moins 20%, ou exige le recours à une tierce personne rémunérée au moins 8h par semaine, ou entraîne par sa nature ou sa gravité des dépenses supérieures ou égales à 387,03€
  3. Enfant dont le handicap contraint l'un des parents à réduire son temps de travail d'au moins 50%, ou exige le recours à une tierce personne rémunérée au moins 20h par semaine, ou entraîne par sa nature ou sa gravité des dépenses supérieures ou égales à 494,76€
  4. Enfant dont le handicap contraint l'un des parents à n'exercer aucune activité professionnelle, ou exige le recours à une tierce personne rémunérée à temps plein, ou entraîne par sa nature ou sa gravité des dépenses supérieures ou égales à 696,53€
  5. Enfant dont le handicap contraint l'un des parents à n'exercer aucune activité professionnelle, ou exige le recours à une tierce personne rémunérée à temps plein, ou entraîne par sa nature ou sa gravité des dépenses supérieures ou égales à 285,84€
  6. Enfant dont le handicap contraint d'une part l'un des parents à n'exercer aucune activité professionnelle, ou exige le recours à une tierce personne rémunérée à temps plein, et d'autre part dont l'état impose des contraintes permanentes de surveillance et de soins à la charge de la famille.

Le complément n'est pas versé si le parent continue de travailler à mi-temps pendant que l'enfant est pris en charge en institut la semaine.